Contribution de l’ACAF au débat sur l'emploi local

Développement durable, citoyenneté et emploi local

juin 2005

L’ACAF est une fédération qui a fêté son trentième anniversaire en 2004. Ces trente années de militantisme, de travail social, d’éducation, de formation, de contribution au développement du pays, l’ont amenée à s’interroger sur la notion d’emploi local.

 

La citoyenneté se définit d’abord par le sentiment d’appartenance à un groupe, au sein duquel chaque membre participe au bon fonctionnement de celui ci

 

Au sein du groupe Nouvelle Calédonie, chacun qui se dit et qui se veut citoyen doit donc prendre part au développement économique et social du pays.

 

La notion de développement du pays est de plus en plus présente dans les discours, et certains leaders s’expriment même en terme de développement durable : -ensemble des démarches et projets visant à intégrer le développement social et économique et la protection de l'environnement. Depuis la conférence de Rio de 1992, la communauté internationale reconnaît le développement durable comme un objectif.

Le développement durable est un mode de développement économique cherchant à concilier le progrès économique et social et la préservation de l'environnement, considérant ce dernier comme un patrimoine à transmettre aux générations futures. . Il repose sur des principes fondamentaux :

 

principe de précaution (n'attendons pas l'irréparable pour agir) ;

principe de prévention (il vaut mieux prévenir que guérir) ;

principe d'économie et de bonne gestion (qui veut voyager loin ménage sa monture et réduit ses gaspillages) ;

principe de responsabilité (qui dégrade doit réparer) ;

principe de participation (tous concernés).

 

Si la citoyenneté ne se réduit pas aux simples concepts : droits, devoirs, droit de vote, elle se définit d’abord comme la participation au développement, et nous ne saurions admettre qu’il y ait une hiérarchie ou une chronologie entre le développement social et le développement économique. L’un ne va pas sans l’autre puisqu’ils sont complémentaires et se déroulent simultanément. La participation des femmes et des hommes du pays, par l’éducation, la formation, le travail, la culture, etc … est incontournable.

 

Tout cela doit faire partie de notre projet de société en construction, et dans lequel chacun, quelle que soit son identité culturelle, doit trouver sa place sans se sentir assimilé, négligé ou ignoré dans ses valeurs culturelles.

 

L’emploi local signifie donc dans cette démarche, que les membres de ce groupe dont on se dit citoyen, ont une priorité à cet emploi. La règle émergente : « à compétence égale, priorité au local », on le voit chaque jour, ne se suffit pas à elle même, soit parce qu’il n’y a pas la compétence locale requise soit parce qu’ on a dessiné un profil de poste sur mesure. Il nous semble donc cruciale de mettre en place des règles qui feront émerger les compétences locales tant dans le public que dans le privé.

 

§                    Mettons en place des formations qualifiantes qui répondent aux besoins jugés prioritaires pour le développement économique et social du pays.

 

§                    Dès qu’un cadre extérieur est recruté par manque de compétences locales, introduisons systématiquement dans les missions et les profils de postes la priorité de former un cadre local susceptible de prendre la relève.

 

§                    Dans chaque service ou entreprise, repérons et désignons un ou des tuteurs dont la mission sera d’encadrer des stagiaires en alternance ou en stage pratique. Et là, au titre de la citoyenneté, les cadres locaux devront s’impliquer en sachant que cette mission sera intégrée dans le profil de leur poste et qu’ils seront formés à cet effet.

 

§                    Rappelons aux cadres d’état, au moins dans le cadre des compétences locales (Tahiti sait déjà le faire), qu’ils viennent avec des compétences qui nous intéressent et au titre desquelles ils exercent une mission de conseil technique au service du projet global du pays et non de leurs convictions personnelles.

 

§                    Mettons en place des outils statistiques publiques indicateurs des taux de réussite scolaire, de formation et d’insertion professionnelle par tranche d’âge et par origine culturelle.

 

§                    La mise en place progressive des formations par unités de compétences capitalisables et le validation des acquis et des expériences nous paraissent particulièrement adaptées à la situation du pays. Nous pouvons imaginer que par ce biais nous sommes susceptibles de redessiner les missions de certains métiers dans le contexte néo-calédonien pour plus de transversalité, de polyvalence, de proximité et moins de corporatisme.

 

§                    Sachons regarder en France, en Europe, dans le pacifique et dans le monde ce qui s’est fait en matière de formation, ne retenons que le meilleur et le plus adapté au contexte de la Nouvelle Calédonie pour construire notre pays avec imagination.

 

 

 

 

 

 

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